Dans le Gard, plus de 70 % du foncier appartient à des agriculteurs et des forestiers. Cette situation impose au monde agricole de participer à tous les débats concernant l’aménagement du territoire.Autre paramètre, tous les ans notre département accueille environ 10 000 nouveaux habitants avec tout le corollaire d’impacts sur le territoire. Même si les collectivités prennent des mesures pour éviter l’étalement urbain, les impacts directs et indirects de l’urbanisation sur les territoires ruraux et périurbains vont continuer si l’évolution démographique suit cette tendance.
Parallèlement à cette évolution, le Gard poursuit des travaux importants de création ou de consolidations d’ouvrages : poursuite de la RN 106, Ligne à Grande Vitesse, carrières, digues du Rhône et du Vidourle, etc. Sans remettre en cause l’importance de ces infrastructures pour les populations locales tant en terme d’emplois, de dessertes routières ou encore de préventions contre les inondations, ces ouvrages sont aussi source d’amputations et de coupures pour nos exploitations agricoles.
La Chambre d’agriculture du Gard a toujours pris le parti de s’associer le plus en amont possible de ces projets. A la fois pour veiller aux intérêts de l’agriculture et pour pénaliser le moins possible les agriculteurs concernés tout en prévoyant les indemnités justes et nécessaires pour maintenir un fonctionnement normal des exploitations touchées.
Actuellement, la pression des industriels du photovoltaïque au sol vient à se rajouter à un contexte déjà difficile pour le foncier agricole. Loin de vouloir stopper l’expansion nécessaire des sites de production d’énergies renouvelables, la Chambre d’agriculture propose de protéger dans un premier temps les meilleures terres sur un plan agronomique et dans un deuxième temps de mettre en place un système juste de compensations physiques et financières pour l’ensemble des agriculteurs gardois afin de mieux répartir la richesse produite par le soleil et le sol dans le département.